Quinze jeunes travaillent au square Lulli pour payer leur BAFA

L’association Champigny Prévention et le service municipal Réussir Ensemble ont mis en place un chantier éducatif. Il a débuté ce lundi 25 juillet et durera deux semaines.

Les jeunes du chantier ont fini de poncer les premières rambardes. Ils commenceront à peindre ce mercredi 27 juillet.

Les jeunes du chantier écoutent les conseils de Xavier Michel (au centre de la photo), un des encadrants.

Les entrées des bâtiments du square Lulli, au Bois l’Abbé, vont se refaire une beauté. Depuis ce lundi 25 juillet, répartis en trois groupes, quinze campinois participent à un chantier éducatif mis en place par la direction de la jeunesse de la mairie de Champigny-sur-Marne et l’Association Champigny Prévention (ACP), en partenariat avec Paris Habitat. Les jeunes qui se sont engagés pour ces travaux ont été recrutés par l’association et le service Réussir Ensemble.

Il s’agit du deuxième chantier de ce genre à Champigny-sur-Marne. Le premier avait permis de décorer les bacs à fleurs du quartier avec de la mosaïque. Cette fois-ci, « pendant deux semaines ils vont rénover les rambardes d’accès aux bâtiment du n°18 au 22 du square Lulli », explique Xavier Michel, technicien conseil en suivi de projet du service Réussir Ensemble, qui a encadré les jeunes ce mardi 26 juillet.

« Un outil éducatif »

Tous les matins, les jeunes se retrouvent à 9h, à la Maison du projet, pour planifier, avec les encadrants, la journée. « On a déjà placé les bâches de protection et poncé, raconte Badahoui, 19 ans. Demain on va commencer à peindre. Ça permet d’apprendre des choses utiles dans la vie quotidienne. » La chantier est aussi l’occasion de se confronter aux règles du monde du travail. « C’est un bon support pour aider les jeunes à s’en sortir, estime Nourredine, éducateur à ACP. C’est un outil éducatif, ils travaillent ensemble pour un même objectif. »

Et, visiblement, cela fonctionne ! Comme le souligne Alyssa, 16 ans, ils ont développé un « bon esprit d’équipe ». « Pour vous dire si on est motivé, de base on se lève presque à 13h, là on se lève tous les matins à 8h », surenchérit Dahlia, 16 ans. Si la motivation est là, c’est que le chantier leur permettra de réaliser un projet qu’ils ont tous en commun : le BAFA. En effet, Paris Habitat en financera une partie auprès d’un organisme de formation, en échange du travail qu’ils auront fourni.